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Lundi 2 octobre, nous sommes parti vers Sukamade.
Nous avons pris un 4x4 car la route est très abîmée.
En chemin, nous nous sommes arrêtés dans une plantation de cacaoyers.
Les fruits s'appellent cabosses. Les cabosses sont rouges ou vertes. Quand elles seront jaunes, on pourra les cueillir.
La cabosse contient beaucoup de fèves de cacao.
Il faut gratter la peau blanche pour voir la fève.
Après, ils les font fermenter, sècher et griller avant ed les vendre aux chocolatiers.
Oyana
N.B.: Une vidéo sur notre passage à Lovina est prête; nous la posterons dès que possible.
Petit flashback: Nous devions faire l'ascension du Gunnug Batur. Mais la veille au soir; le couple nous accompagnant s'était décommandé. Puis après avoir rencontré un autre couple revenant de Java, nous avions décidé de nous rabattre sur le Kawah Ijen (bien plus joli selon leurs dires):
Nous v'là donc embarqués sur un ferry pour Java (15 000Rp = 1,25 euros pour les 4)
Sur le raffiot nous faisons la connaissance de Fendi, un guide javanais de retour de Bali. Nous papotons le temps de la traversée (1 heure). Il nous tuyaute sur un hôtel pas cher et se propose de nous dégoter un transport bon marché jusqu'à Banyuwangi (ville de départ pour le Kawah Ijen). Fendi, c'est l'homme qui tombe à pic. Car nous étions partis à Java la fleur au fusil.
Chartérisation d'un bemo (becak mobil) pour 15.000Rp les 15 km. La portière ouverte ne gêne aucunement le pac's qui s'endort illico.
Banyuwangi est à l'opposé des villes balinaises (aucun touriste à l'horizon). Nous arrivons dans un homestay, sorte d'hôtel où les travailleurs venus d'autres régions louent des chambres au mois. Les piaules sont propres, pas chers (60.000 Rp/nuit) et nous profitons du wifi.
Fendi, le guide rencontré sur le ferry, nous y rejoint pour discuter du Kawah Ijen et rendez-vous est pris pour cette nuit à 01h00. Il nous donne quelques infos sur les environs de l'hôtel puis prend congé.
La faim au ventre, nous suivons ces indications est allons nous ballader en quête de nourriture. Et là, c'est la grande surprise! On nous avait présenté les javanais sous un jour un peu sombre et c'est tout l'inverse que nous vivons. Chaque passant croisé nous gratifie d'un sourire large comme un fronton et nous salue chaleureusement. De plus, aucun vendeur ambulant ne vient vous alpaguer (ce qui après Lovina et Ubud est appréciable).
Nous utilisons les notions accumulées depuis notre arrivée pour discuter avec les gens rencontrés (ici, on ne vous accoste pas en parlant anglais, ce qui en dit long).
Dans la soirée, sur les coups de 22h00, en checkant le site de l'ambassade de France, nous nous apercevons qu'il déconseille formellement l'approche du volcan Ijen dont l'activité a atteint le niveau 3 le 24 juillet. Nous appelons aussitôt Fendi pour annuler la sortie de la nuit. 10mn plus tard, il est à l'hôtel. Ensemble nous allons checker des sites indonésiens puis internationaux sur l'activité des volcans, mais note décision est prise: pas de Kawah Ijen. Nous disons aurevoir aux 100.000 Rp versées cet après-midi et à Fendi; ne pensant plus le revoir.
Mais, le lendemain matin, aux environs de 07h00, nous entendons un jeune enfant dans le patio. Je sors et tombe nez à nez avec Fendi et son bébé.
Il nous propose de venir chez lui prendre le thé avant d'aller découvrir Banyuwangi et ses environs en scooter gracieusement.
Rendez-vous est pris pour 09h00. Nous allons passer une superbe matinée et profiter des explications de Fendi, qui de tous les guides rencontrés jusqu'ici s'avèrera être le meilleur.
Cueillette de mangues devant chez Fendi. Puis, à califourchons, prêts pour la ballade. Paco sait loucher.
Nous lui demandons d'éviter les routes trop fréquentées et de conduire tranquillement.
Il nous emmène à l'extérieur de la ville, à travers rizières et plantations de tabac.
Arrêt pour discuter avec les paysans. Les plants de riz sont d'abord plantés dans une petite parcelle très dense puis coupés (photo homme de dos penché), puis ils sont repiqués (groupe de femmes photos 2 et 3) Arrivés à maturité, ils sont coupés et passés dans un tonneau ressemblant à une petite moissonneuse batteuse fixe artisanale permettant de séparer le riz de la tige.
Plantation de tabac et séchage du tabac sur le bord des routes. Tabac testé et approuvé par nous (hypothétiques non-fumeurs)
Pause dans le coin des pêcheurs.
Retour en ville et visite d'un temple chinois mêlant confucius, Bouddha et certaines divinités hindouistes.
Retour au homestay. Petits et grands ont passé une super matinée. Merci à Fendi pour sa gentillesse, sa patience avec les enfants et le partage de ses connaissances.
Rassurez-vous les parents, c'est pour la pause devant le homestay. Et puis rentrer à 4 sur un scoot c'est aussi une question de gabarit...
Au prochain épisode, cap vers Sukamade et le retour du Kawah Ijen (du lard ou du cochon?)....
vidéo compressée au max., perte de qualité des images. Mais même comme cela, 6 heures pour la mettre en ligne sur you tube...
Vivre au milieu de peintres, c'était trop tentant pour Vanes'.
Initiation à la peinture traditionnelle balinaise pour madame et les enfants.
Voici quelques clichés de la séance.
Etape suivante: pose et étirement des ombres. (Kézako?) On repasse certains traits au pinceau fin avec de l'encre de Chine, puis avec un pinceau plus gros trempé dans l'eau, on étire l'encre en la diluant pour marquer des zones d'ombre.
Vue de la table de travail. Irak guide Vanessa. Le résultat après 2 heures 30 de boulot. Puis pause déjeuner.
Irak nous propose une noix de coco. Nous acceptons en pensant qu'il en a chez lui...Mais nous le voyons partir la tête en l'air en train de jauger les cocotiers environnants. Et hop, le v'là qui grimpe. Oyana a juste le temps d'attraper l'appareil photo pour figer la scène. Son frère, Nyoman, l'ouvre à la machette. Le dessert est servi!
Vanes' reprend les pinceaux et nous, nous explorons les environs. Celle du haut, pattes écartées faisait une assiette à fromage. Brrr
Pendant de ce temps, par superposition de couleurs en commençant par la plus claire, la mise en couleur avance. Le remplissage du fond parachève le travail. Il se réalise à l'encre de chine.
Les enfants se sont également essayés à l'exercice. Les peintres leurs avaient préparés des dessins aux crayons, ils devaient réaliser les ombres.
Decouverte du clavier indonesien + lenteur de la connexion = Je ne bataille pas pour trouver les accents.
Reveil pepere pour les loustics (12h00 heure locale). P'tit dej' sur la terrasse du "bale" et mise en route en douceur. On se prepare a explorer les environs quand Paco se recroqueville. Le teint pale, des douleurs a l'abdomen et une petite pointe de temperature font que Vanes et lui resteront au calme.
Oyana et moi commencons la balade par le seul chemin connu pour nous, celui du temple. A la lueur du jour, nous decouvrons les rizieres qui emmitoufflees dans le manteau nocturne nous avaient echappees la veille. Nous longeons le cimetiere ou reposent les corps par cycle de trois ans avant qu'une cremation collective ne soit celebree. Nous nous perdnos quelque peu au retour. Ce sera l'occasion de pratiquer un peu: "Permisi. Di mana Dolit Painting school?" Nous apprenons les mots pour droite et gauche (kanan et kiri) et quelques formules de politesse.
De retour au bale, c'est un Paco un peu remis qui nous attend. Le repas se passe bien = Paco le garde ;)
L'apres-midi se deroulera au contact des enfants des familles du secteur. D'abord tres timides, Paco et Oyana vont s'ouvrir peu a peu et passer un bon moment. A la question de Vanes: "Cela te plait d'etre ici?", Oyana repondra : "Non, ca ne me plait pas, c;est genial". De notre cote on papote autant que faire se peut avec les grands et etoffons notre lexique.
Les premiers repas nous ont egalement rassure sur les capacites d'adaptation des petits, ils adorent les mie goreng, les fruits, le poulet au sate et piquent dans nos assiettes si nous ne sommes pas assez vigilants.
Bref, pour l'heure tout va bien.
Bises a tous et a bientot.
A peine arrivés à Keliki nos hôtes nous informent que ce soir se déroule une grande cérémonie en l'honneur des défunts. La prochaine manifestation de cette ampleur n'ayant lieu que quelques semaines plus tard, ils insistent pour nous faire partager ce moment. La position allongée dont nous rêvions tant se fera donc attendre. Nous terminons nos "mie goreng" (nouilles frites aux légumes) que déjà nous nous retrouvons en "sarong" (obligatoire pour pénétrer dans un temple). Direction le temple à la lampe torche. L'entrée ressemble à la ligne 4 du métro aux heures de pointes. Mais les sourire, les couleurs et la beauté des tenues rendent ce moment agréable. Nous participons à la prière en imitant avec respect les gestes de Pitri, Ayou et Nyoman (membres des familles parmi lesquelles nous logeons).
Pour les petits, le choc culturel est brutal. Oyana fait de son mieux pour suivre ce qui se déroule tandis que Paco s'endort au milieu des prières.
22h30, la cérémonie n'est pat complètement terminée mais nous décidons de rentrer (32 heures sans sommeil, ça commence à faire....) Retour au "bale" dans l'obscurité par de petits sentiers et 20' plus tard les enfants sont couchés. Nous nous posons enfin et profitons d'un repos réparateur.